Cellule robotisée d'assemblage de batterie de véhicule électrique

France Batterie fait le point sur les capacités industrielles françaises de la filière des batteries

  • La filière française des batteries compte plus de 11 000 emplois directs et s’étend de la production de matériaux à la fabrication de cellules, en passant par l’assemblage, la réparation et le recyclage.
  • À l’occasion du Mondial de l’Automobile, France Batterie met en avant cette chaîne de valeur et les conditions nécessaires à son développement industriel.
  • Lancée en mars 2026, l’association France Batterie organise le travail collectif des acteurs de la batterie en France pour structurer la filière. Elle réunit les industriels, les organismes de recherche et d’autres acteurs de l’écosystème sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction au recyclage.

 
La France dispose déjà d’activités industrielles couvrant plusieurs étapes de la production des batteries, notamment les technologies lithium-ion. Selon France Batterie, le secteur rassemble plus de 11 000 emplois directs dans l’ingénierie et la production, répartis sur plus de trente sites industriels et de recherche. Les entreprises interviennent dans l’extraction et la transformation des matières premières, la fabrication de matériaux et de composants, la production de cellules, l’assemblage, l’électronique, la réparation, la seconde vie et le recyclage des batteries.

Les projets d’ACC et de Verkor illustrent le développement de capacités de production sur le territoire. L’enjeu est désormais de faire évoluer la filière pour atteindre une échelle industrielle et une compétitivité suffisantes face aux fabricants asiatiques, qui occupent une place croissante sur le marché automobile européen.

Une chaîne de valeur à consolider

La batterie représente, selon France Batterie, entre 30 % et 40 % de la valeur ajoutée d’un véhicule électrique. Le développement de sa production en France et en Europe concerne donc directement l’industrie automobile, mais aussi les PME et les ETI qui fournissent des équipements, des matériaux ou des services à ce secteur.

L’objectif est de réduire la dépendance aux approvisionnements extérieurs et de renforcer la maîtrise des technologies et des composants nécessaires à l’électrification. France Batterie souligne notamment la nécessité de créer une demande pour les batteries et les matériaux européens, en valorisant leur contenu d’origine européenne et leur contribution à la résilience industrielle.

La filière doit également sécuriser ses approvisionnements en matières premières et en matériaux de batterie. La feuille de route commune portée par France Batterie, signée par l’État, les industriels et les organisations syndicales, prévoit notamment le déploiement de plusieurs gigafactories, le développement de capacités d’extraction et de transformation des matériaux, ainsi que la création d’usines de recyclage. Elle vise également à renforcer les activités de réparation et de seconde vie des batteries.

Préparer les prochaines générations de batteries

En parallèle du développement des technologies lithium-ion, la recherche française travaille sur de nouvelles chimies, notamment les batteries sodium-ion et tout-solide. Ces travaux doivent contribuer à maintenir des compétences nationales sur les technologies susceptibles d’être utilisées dans les futures générations de systèmes de stockage électrochimique.

Les enjeux dépassent le seul secteur automobile. Les batteries interviennent également dans les systèmes énergétiques, l’aéronautique et la défense. La maîtrise de leur conception et de leur production constitue ainsi un enjeu industriel et stratégique pour ces domaines, notamment en matière de sécurisation des approvisionnements et des systèmes.

Pour rendre compte de cette activité, France Batterie a établi une cartographie nationale des entreprises et de leurs implantations. L’organisation, portée par le Comité stratégique de filière Nouveaux Systèmes Énergétiques, rassemble des industriels, des organismes de recherche et d’autres acteurs intervenant sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Elle entend ainsi rendre plus lisible l’implantation industrielle de la filière française et accompagner son développement.