Pierre Bertrand (CEO et co-fondateur, Skynopy) et Jean-François Fallacher (CEO, Eutelsat)

Eutelsat et Skynopy lancent le réseau de stations sol Global Akar

  • À l’occasion de l’International Space Summit, Eutelsat et Skynopy ont annoncé la signature d’un partenariat stratégique pour créer Global Akar.
  • Ce projet vise à déployer un réseau d’infrastructures sol orientées logiciel (software-defined) pour desservir les satellites en orbite basse (LEO), notamment pour l’observation de la Terre, les services en orbite, la télécommunication et les centres de données orbitaux.

 
Légende photo : De gauche à droite : Pierre Bertrand (CEO et co-fondateur, Skynopy) et Jean-François Fallacher (CEO, Eutelsat)
 
Le partenariat associe le maillage géographique des stations sol d’Eutelsat aux outils d’orchestration logicielle et de modems virtualisés développés par Skynopy. La technologie de Skynopy permet d’interfacer des antennes existantes via un accès unifié, adaptant le fonctionnement des infrastructures physiques aux contraintes du logiciel.

Le programme s’appuie sur une preuve de concept initiale, partiellement soutenue par l’État français, exploitant trois antennes dédiées à l’observation de la Terre. Global Akar prévoit le déploiement de plus de 100 antennes opérationnelles sur des sites sélectionnés du réseau Eutelsat d’ici la fin de l’année 2029.

Performances réseau et bandes de fréquences

L’infrastructure prend en charge les bandes de fréquences S, X et Ka. L’architecture réseau vise à traiter le transfert de données avec des débits allant jusqu’à 10 Gbit/s, contre 1 à 2 Gbit/s sur les standards actuels du marché.

L’augmentation du nombre de points d’ancrage sol et le traitement logiciel visent également à réduire la latence de transmission. L’objectif affiché est de ramener le délai d’accès aux données sous le seuil des 3 minutes, contre environ une heure observée sur les systèmes conventionnels.

L’accès à ce réseau mutualisé s’adresse aux opérateurs de constellations commerciales ainsi qu’aux applications nécessitant des interfaces sécurisées, comme le secteur de la défense, en leur évitant le déploiement et la gestion d’infrastructures sol dédiées.