Marc Ferracci et Laurent Tardif de la FIEEC

La FIEEC appelle à une union nationale autour de la politique énergétique

  • A l’occasion des 100 ans de la FIEEC, son président Laurent Tardif (à droite sur la photo) a appelé à accélérer la transition énergétique et numérique. La filière électrique et numérique française est selon lui l’un des rares fleurons industriels à rayonner sur le plan mondial. « Ne la gâchons pas par manque de vision politique » a-t-il déclaré.
  • La FIEEC appelle donc l’Etat à engager de réels moyens pour atteindre les ambitions industrielles et environnementales de la France.

 
Alors que l’électricité a été inventée il y a près de 150 ans, la FIEEC a été créée il y a 100 ans. La FIEEC structure la filière et accompagne les entreprises de l’industrie avec pour ambition de continuer à préparer et à faciliter l’émergence des leaders de demain.

Face à l’urgence climatique, ces acteurs développent et proposent des solutions technologiques et numériques dont le déploiement est une nécessité vitale pour les 100 prochaines années estime la FIEEC. Mais pour ce faire, il nous faut réussir la transition écologique. Le seul levier qui permet d’arriver à une énergie décarbonée, c’est de passer par l’électrique. Il en est de même pour les enjeux numériques qui nécessitent aussi une vision stratégique et des moyens cohérents.

La FIEEC appelle donc le Gouvernement et l’ensemble des responsables politiques à une union nationale autour de la politique énergétique de notre pays. Celle-ci est un enjeu trop important pour la laisser devenir l’otage de querelles politiciennes et court-termistes.

La FIEEC demande d’urgence une cohérence sur la fiscalité électrique, sur le Diagnostic de Performance Energétique (DPE) qui pénalise des millions de Français qui ont fait le choix rationnel de l’énergie électrique, sur les hésitations du dispositif MaPrimRénov, clé de voute de l’électrification des logements, sur la publication de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), fruit d’un travail de nombreux mois et nécessaire pour l’investissement.

L’Etat doit donner une impulsion claire, comme cela a été le cas avec le déploiement de la fibre optique par exemple, décidé en 2016 et désormais une réalité pour les Français.