- L’opérateur de connectivité spatiale Univity a annoncé les résultats de sa mission de démonstration en orbite uniSpark, lancée en juin 2025.
- L’expérimentation a permis d’établir une liaison bidirectionnelle 5G NTN (Non-Terrestrial Network) entre un terminal au sol et une station de base embarquée, en combinant un traitement régénératif à bord, des fréquences millimétriques (mmWave) et un fonctionnement en duplexage par répartition temporelle (TDD).
Légende photo : La charge utile uniSpark assemblée dans les locaux de D-Orbit. (Photo prise par Hugo Breams | Crédit : Univity, 2025)
Menée depuis un site du Cnes dans le cadre du plan France 2030, la mission visait à tester des protocoles issus des réseaux cellulaires terrestres dans des conditions orbitales. L’architecture régénérative embarquée traite directement le signal 5G à bord de la charge utile, reliée à un cœur de réseau standard.
Pour contourner la saturation des bandes Ku et Ka, les essais ont utilisé la bande de fréquences des 26 GHz. L’utilisation du mode TDD permet de partager une même ressource spectrale entre la liaison montante et la liaison descendante par alternance temporelle, contrairement aux schémas classiques FDD (Frequency Division Duplexing) qui nécessitent deux bandes distinctes.
Contraintes dynamiques et feuille de route
Le maintien de la synchronisation entre la station spatiale et le terminal sol a nécessité l’ajustement de mécanismes de compensation du délai de propagation et de l’effet Doppler, induits par le déplacement du satellite à vitesse orbitale. La précision temporelle et fréquentielle a permis la synchronisation et le transfert de données selon des règles comparables à celles de la 5G terrestre en bande millimétrique.
Cette validation valide la première étape du programme d’Univity. L’entreprise prépare la mission suivante, baptisée uniShape, qui prévoit le déploiement de deux satellites de démonstration complets avant la phase industrielle visant la constellation commerciale uniSky.






